TYPES DE DANSES

Les cours de cette année abordent différents styles de danse, de la danse orientale égyptienne aux danses tziganes de Turquie et des Balkans, ainsi que quelques éléments de danse indienne et de Flamenco. «Par un travail sur le rythme et par l’écoute de différents univers musicaux, ces ateliers visent à apprendre de manière ludique à danser sur tous types de répertoires orientaux et tziganes.

Travail sur la notion d’axe et de centrage du corps, et sur les fondamentaux de la danse orientale: l’énergie du bassin et les isolations».

 

Les ailes d’Isis:

C’est un accessoire inspiré du mythe d’Isis entourant son frère ou déployant ses ailes. L’utilisation de cet accessoire est très récente (fin du XXe siècle). Les ailes d’Isis sont constituées de deux grands demi-cercles, chacun rigidifié au niveau d’un rayon par un bout de bois (ou tout autre objet rigide). Elles se portent en cape et pendant sa danse, la danseuse déploie ses ailes, dessine des figures dans l’espace (cercle, symbole de l’infini...), s’enroule à l’intérieur et se déroule, etc. Les ailes d’Isis sont généralement très lumineuses ce qui donne un effet hypnotisant quand elles sont en mouvement. Elles accentuent la présence de la danseuse dans l’espace. 

Mythe d'Isis:
Osiris, époux d'Isis a été tué. Isis retrouve le corps. Désespérée, elle le chercha jusqu’en Phénicie. Elle y retrouva le cercueil et le ramena en Egypte. Mais Seth (le tueur) réussit à s’emparer du corps et le coupa en quatorze morceaux qu’il dispersa. Isis rassembla les membres épars de son mari, reconstitua le corps avec l’aide du dieu Anubis, l’entoura de bandelettes et réussit à lui rendre vie.
Elle fait procéder aux onctions de vie. C'est alors que, s'élevant au dessus d'Osiris, elle se mis à battre des ailes. Elle fût enfin fécondée et porta en elle Horus. Ce mythe montre comment la dissolution des différentes parties de l'être par la mort peut être combattue, comment l'enveloppe charnelle peut être refaite et contenir à nouveau le souffle divin de la vie. Il s'agit bien sur de la mort symbolique du vieil homme qui, par l'initiation, devient un homme nouveau. Ramenez au centre ce qui est éparpillé, ne vous laissez pas distraire par les vaines tentations, abandonnez la colère et la violence.

 

Chandelier :

Le shamadan est un chandelier à plusieurs branches que la nouvelle almée portait en équilibre sur sa tête, en exécutant des mouvements de danse allant du simple à l’acrobatique. Il pesait dix huit à vingt kilos et les bougies devaient rester allumées pendant toute la danse. Il était donc utilisé au départ par les ghawazi dans une optique purement spectaculaire qui valorisait l’adresse et la force de la danseuse. Les ghawazi auraient peut-être emprunté cette manière de faire à la tradition. Selon Magda SALEH (1996, p. 118), la fête du Sebu’ -septième jour de la naissance - célébrée depuis l’Egypte antique, s’accompagnait d’un rituel dansé qui mettait particulièrement en valeur le contrôle musculaire, l’adresse, la force et l’équilibre. La danse aurait survécu jusqu’au XIXe siècle et la danseuse portait en équilibre sur la tête pendant sa danse, « une volaille..., un récipient plein d’est. De nos jours, ce sont essentiellement les danseuses du tribal belly dance, qui utilisent cet accessoire. Déguisées en prêtresses, elles allument et éteignent les bougies du candélabre en mimant un rituel qui est différent d’un groupe de danse à l’autre. 

 

Le voile :

Il représente à lui seul le fantasme de cet Orient mystérieux qu’Oscar Wilde a sublimé par sa danse des sept voiles de Salomé. D’origine européenne, le voile est l’accessoire principal de la danse sharqi. Il symbolise à la fois le mystère de la femme, la légèreté et l’ivresse des sentiments. Par un jeu de voilement et de dévoilement, la danseuse apparaît ou se soustrait au regard du spectateur. En le déployant pendant les déplacements, la danseuse « envahit » l’espace, devient légère et semble s’envoler. En le faisant tournoyer autour d’elle, elle crée un univers tourbillonnant donnant une impression d’ivresse. Ainsi, au gré des envolées musicales, le voile peut incarner l’âme de la danseuse et ses émotions qui sont emportées par le son. Elle incarne la plupart du temps la femme incessible, qui maîtrise la relation de séduction et domine la situation. 

Dans la chorégraphie de l'Eden de Jean Marc PLANAS le voile représente le serpent qui aurait attiré la pecheresse dans la genèse où ne savons plus vraiment qui de la femme ou du serpent domine l'autre.